Noz nedeleg

D’après un texte écrit par Yves-Pascal Castel, grand connaisseur du patrimoine religieux, en particulier des calvaires, et poète aussi.
« Dans la plus haute tour de l’église de Saint-Thégonnec, le timbre du bourdon venait d’égrener lentement les neuf coups de l’Angélus du soir. Puis, les cordes gémissant sur les roues des quatre cloches, le branle du grand carillon s’envola clamer dans la nuit : No…ël… est… là ! (si, sol, la, ré)
Les toutes dernières harmoniques vibraient encore que leur souffle se mit à agiter les plis des tuniques des cavaliers de pierre juchés sur la branche du calvaire dressé dans l’enclos paroissial. Les chevaux eux-mêmes piaffèrent. »
C’est l’histoire de deux centurions romains, Longin et son compère Jumeau, au pied du calvaire, qui vont partir, au cours de la nuit de Noël, à la recherche de la signification des mots : “Et Verbum Caro Factum est” inscrits au sommet du clocher de Saint-Thégonnec.
Ils vont au cours de cette nuit visiter les grands calvaires bretons ; chaque fois de nouveau personnages vont se joindre à leur troupe :
Le grand prêtre qui mariait Joseph et Marie à Plougastel ;
Saint-Yves, le riche et le pauvre, à Plougonven ;
L’aigle de Saint-Jean à Guimiliau ;
Saint-Michel à Brasparts ;
Les deux larrons à Pleyben ;
Gradlon et Gwenole à Quimper ;
Tous les anges des calvaires , à Tronoën, où l’on assiste à la naissance du Christ.